La Commercialisation

Conformément à l’objectif initial, les produits de la ferme sont majoritairement consommés par Oumar et sa famille. Il estime atteindre l’autonomie alimentaire à hauteur de 70%. Pour cela, il échange une partie de sa production de maïs contre du riz. Seuls certains produits plus difficiles à produire sont achetés sur le marché, tel que l’huile, le sucre, le thé ou le sel.

L’AMAP de Bamako

Parmi les produits qu’il commercialise, il recherche au maximum la valorisation en filières courtes. Pour cela, il a organisé un système de distribution de paniers hebdomadaires de type AMAP  (Association pour le maintien de l’agriculture paysanne), qui lui permet d’écouler ses légumes et une partie de ses œufs. Engagé dans le développement des réseaux de vente directe avec l’association internationale Urgenci, il a importé le système au Mali.

Les Amap cherchent à créer un lien entre les producteurs et les consommateurs dans plusieurs buts :

  • Faire en sorte que le producteur puisse tirer un bon revenu de sa production, en supprimant les intermédiaires qui perçoivent habituellement la majeure partie de la valeur ajoutée.

  • Assurer une traçabilité pour le consommateur, afin qu’il puisse juger de la qualité

  • Assurer par avance l’écoulement de la production et la somme perçue quelque soit les rendements

  • Offrir aux consommateurs des fruits et légumes de bonne qualité à un prix raisonnable

Pour cela, les consommateurs intéressés s’inscrivent à l’avance auprès du producteur qui anticipe alors sur sa production. Ils recevront régulièrement des paniers selon le contrat établi.

Ainsi, chaque samedi, Oumar livre des paniers sur Bamako. Selon la saison le prix et le nombre de panier varient. En effet, le sol étant occupé par le maïs durant l’hivernage, la production de légumes est faible, aussi seulement deux paniers sont réalisés pour la somme de 2000F (3€). En revanche, pendant la saison froide 15paniers de 5000F (7€50) sont livrés.

Les consommateurs doivent également s’acquitter du prix de la livraison variant de 500 à 1000F selon la distance parcourue.

Exemple de panier à 2000 FCFA : 2 choux pommes / 2 aubergines / 4 poignées de baselles / 7 carottes / 1 bouquet d’aneth / 1 bouquet d’absinthe / 10 piments verts / 4 poivrons japonais / 15 tomates / 3 concombres /1 courge / 5 patates douces / 8 œufs

 

Autres systèmes de distribution

Tous les fruits ne peuvent rejoindre les paniers, aussi des femmes viennent s’approvisionner sur le jardin pour les revendre à Bamako. Il en va de même des œufs non incorporés au panier.

Concernant le lait, la traite du soir est destinée aux consommateurs locaux qui viennent directement s’approvisionner sur la ferme. Le lait du matin quand à lui est livré à l’usine Mali lait.

Selon les opportunités, les animaux sont vendus à différents clients, cités par ordre décroissant de valorisation : on retrouve des éleveurs qui renouvellent leur troupeau, des particuliers pour les fêtes et des bouchers pour la découpe.

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